Les juifs antiques croyaient-ils en la Trinité ?

Très pertinent!

PAR LA FOI

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La Trinité, ce Dieu que les chrétiens aiment et adorent, est un des aspects de leur foi les plus souvent attaqués, déformés et critiqués. Une des critiques que l’on peut faire envers les chrétiens et qu’ils auraient inventé cette doctrine, soit en la volant aux païens, soit pour expliquer la façon dont Jésus s’est révélé.

Un article ne suffit pas à traiter toute cette question, nous nous concentrerons donc ici sur ce que les Juifs de l’époque pré-chrétienne et du début de l’ère chrétienne croyaient au sujet de Dieu, avant de changer leur opinion à partir du deuxième siècle. En concluant cet article, nous verrons que nous n’avons fait que gratter la surface, mais cela permet déjà d’apporter une réponse à la question posée.

Il est vrai que la doctrine de la Trinité a été précisée et précisément définie uniquement par les chrétiens car ils ont reçu une révélation plus…

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4 raisons qui expliquent que certains vegans se portent comme un charme (là où d’autres se ramassent lamentablement.)

Pas dans mes thématiques habituelles, mais je trouve ce texte très pertinent et informatif.

Source: 4 raisons qui expliquent que certains vegans se portent comme un charme (là où d’autres se ramassent lamentablement.)

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Des doctrines de démons …

Souvent en creusant un texte connu, je vais de surprises en découvertes et vers des questions ouvertes.

Je vous partage un de ces textes, avec les réflexions et les questions qu’il éveille en moi.

«L’Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, quelques-uns abandonneront la foi, pour s’attacher à des esprits trompeurs et à des doctrines de démons, par l’hypocrisie de faux enseignants marqués au fer rouge dans leur propre conscience. Ils prescrivent de ne pas se marier, et de s’abstenir d’aliments que Dieu a créés pour qu’ils soient pris avec actions de grâces par ceux qui sont croyants et qui connaissent la vérité. Car tout ce que Dieu a créé est bon, et rien ne doit être rejeté, pourvu qu’on le prenne avec actions de grâces, parce que tout est sanctifié par la parole de Dieu et par la prière.» 1 Timothée 4:1-5.

Première surprise, les doctrines de démons ne concernent pas des sujets théologiques comme la Trinité ou la divinité du Christ, mais l’abstinence du mariage ou de certains aliments.

La foi selon Paul s’exprime donc, non par des théories, mais par une vie qui reconnaît que la Création de Dieu est bonne dans toutes ses dimensions. La vie chrétienne n’est pas une suite d’ascèses, mais une jouissance des bienfaits de Dieu, comme le couple, la sexualité, la famille, la nourriture. Nous sommes très proches ici de l’Écclésiaste, et très loin d’une forme de gnosticisme qui laisserait entendre que le monde physique est mauvais et qu’il faut s’en détacher.

Maintenant la question, que signifie exactement: «tout est sanctifié par la parole de Dieu et par la prière»? L’expression «par la parole de Dieu» traduit δια λογου θεου qui ne se trouve qu’ici dans le Nouveau Testament, à l’exception de 1 Pierre 1:23 qui dit: δια λογου ζωντος θεου: par la parole vivante de Dieu. Manifestement, il ne s’agit pas d’une référence à l’Écriture, car cette expression n’est jamais utilisée dans ce sens dans le Nouveau Testament. Il s’agit ici d’un agent qui contribue à la sanctification de toutes choses. Le deuxième agent sanctifiant m’interroge plus, car si la grande majorité des traductions disent par la prière, le mot grec utilisé ἔντευξις, n’apparaît qu’une seule autre fois dans le Nouveau Testament, dans cette même épître: J’exhorte donc, avant toutes choses, à faire des demandes, des prières, des supplications (ou des intercessions), des actions de grâces, pour tous les hommes (1 Tim 2:1). Il dérive d’un verbe traduit habituellement dans les Écritures par intercéder. Manifestement, la majorité des traducteurs ont été gênés par ce sens habituel d’intercession et ils ont choisi d’interpréter par prière. Mais il y a un autre problème: ἔντευξις n’a pas comme sens premier l’intercession, mais la rencontre, la relation, et même la relation sexuelle! Il en est de même pour le verbe apparenté. Intercession et intercéder sont des vocables uniquement religieux, donnés à des mots ayant une signification bien plus large et différente.
Que devons-nous en conclure?

Je pense que nous sommes au bénéfice premièrement de la bonne Création de Dieu et de l’autre, du rachat, de la rédemption de tout ce qui a été souillé par le péché. C’est Jésus-Christ qui est la Parole de Dieu qui a tout purifié et c’est par sa vie, sa mort et sa résurrection (son intercession) que tout est sanctifié.
Pour Paul, la sanctification est avant tout l’œuvre du Saint-Esprit qui nous applique et qui applique au monde au travers de nous cette sanctification.
Il ne s’agit donc pas d’œuvres que nous avons à faire, mais d’une œuvre dont nous bénéficions.

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Adieu à l’enlèvement

Un texte important de N.T. Wright sur nos conceptions erronées sur un “enlèvement” de l’Église.

Adieu à l’Enlèvement

NT Wright

Paul ne se doutait pas à quel point ses métaphores colorées pour décrire la seconde venue de Jésus seraient mal comprises deux millénaires plus tard.

L’obsession américaine pour la seconde venue de Jésus — surtout pour des interprétations faussées de cet événement — continue inchangée. Considéré de mon côté de l’Atlantique, le succès phénoménal des livres Left Behind paraît inexplicable, voire étrange . En effet, peu de gens au Royaume-Uni tiennent cette croyance sur laquelle se fonde la série populaire de ces romans, à savoir qu’il y aura un « enlèvement » littéral dans lequel les croyants seront emportés au ciel, laissant les voitures vides en collision sur les autoroutes et les enfants revenant de l’école pour constater que leurs parents ont été emporté pour être avec Jésus tandis qu’ils ont été « laissés derrière ». Cette version pseudo-théologique du film « Maman, j’ai raté l’avion » a apparemment conduit beaucoup d’enfants à une sorte de foi déformée, motivée par la peur.

Ce scénario dramatique des temps de la fin se fonde (à tort, comme nous le verrons) sur la Première Lettre de Paul aux Thessaloniciens, où il écrit : « Car lui-même, le Seigneur, au signal donné, à la voix de l’archange et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel: alors les morts en Christ ressusciteront d’abord; ensuite nous, les vivants, qui serons restés, nous serons enlevés avec eux sur les nuées, à la rencontre du Seigneur, dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur.» (1 Thessaloniciens 4.16-17)…

Read more: Adieu à l’Enlèvement (PDF 103 KB)

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Jésus de Nazareth : Essence divine et nature humaine

Je vous partage le lien d’un texte ami qui me semble essentiel pour comprendre l’incarnation et ce que cela  implique dans notre marche à la suite de Jésus-Christ : http://didascale.com/jesus-de-nazareth-essence-divine-et-nature-humaine/

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Rêve du 1er janvier 2017

Ce matin au réveil, j’ai rêvé de chrétiens qui se rencontraient dans la rue ou sur des places et qui se tenaient par la main en cercle. Au début, c’était de simples petits groupes de 10-15 personnes parlant du Christ entre elles, mais sans évangéliser.
Un peu plus tard, des leaders encourageaient à se prendre par la main, et ce groupe s’ouvrait pour intégrer dans la farandole toutes les personnes rencontrées. Finalement, il y eut un groupe compact très important et indénombrable qui avait sa propre dynamique et qui avançait en se donnant tous la main. Plus personne ne pouvait le diriger, c’était un corps avec sa vie propre.
Je ne sais pas si c’est pertinent pour le sens du rêve, mais à la fin je discutais avec une personne qui faisait des recherches sur les mouvements chrétiens actuels significatifs. Il me parlait du Saint-Esprit qui faisait des trous dans l’histoire passée de certains peuples et qui leur permettait ainsi d’avoir un futur ouvert et non dépendant du passé.

Là, je me suis réveillé, avec la lucidité que j’ai lors de rêves spirituels, très différente de celle que j’ai normalement le matin à ce moment. Mais de manière inhabituelle, je n’avais pas d’explication ou d’interprétation à mon rêve. Je l’ai reçue lors de la cène du culte matinal. Les premiers petits groupes étaient des chrétiens qui priaient les uns pour les autres et qui se bénissaient mutuellement. Ils ont ouvert leurs groupes à d’autres qui sont entrés dans cette dimension de bénédiction mutuelle et cela a commencé à croître de manière explosive, cet engagement réciproque se manifestant par les mains données et tenues.

En priant plus tard à ce sujet, je me suis rappelé que tout jeune chrétien, il y a environ 45 ans, j’avais rêvé que dans mon groupe de prière que nous entourions à tour de rôle chacun des participants en priant pour lui.
Je crois que la signification de ce rêve est la suivante. Quand nous commencerons à prier les uns pour les autres en nous bénissant mutuellement dans toutes les dimensions de nos vies, santé physique, mentale et relationnelle, croissance spirituelle, travail, études… il y aura une puissance de bénédiction que rien ne pourra arrêter. Cela peut être pour cette année vu la date de ce rêve.

Je vous soumets cela, avez-vous entendu parler de directives similaires.

Votre frère Désiré

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Prédication sur Luc 10 : 25-28 (le bon Samaritain)

Partage de quelques prédications particulièrement pertinentes du pasteur Étienne Roulet dont voici la troisième.

Textes bibliques : Esaïe 55 : 8-11 / I Jean 4 : 7-12 / Luc 10 : 25-28

Luc 10. 26 : « Qu’est-il écrit » ? et « comment lis-tu » ? Deux questions dans ce dialogue entre Jésus et un maître de la Loi, qui introduit la parabole du Bon Samaritain. Deux questions qui résument ce que j’ai essayé de vous apporter pendant deux ans, en prédication ou étude biblique. Donc ma manière de lire, recevoir, comprendre, interpréter la Parole de Dieu.

Le point de départ est comme souvent une question-piège, pour obliger Jésus à donner une seule réponse et ouvrir une contestation, une dispute théologique, une opposition intellectuelle. Et Jésus, comme souvent aussi, renvoie la balle : « à toi de le dire, tu le sais très bien » ! Première réflexion : la Bible n’est pas un terrain de dispute entre théologiens ou entre confessions, c’est un lieu de rencontre (personnelle et communautaire) avec la parole de Dieu. Il n’y a pas une réponse unique (juste ou fausse), une seule manière de lire (bonne ou mauvaise), c’est un chemin de méditation, d’appropriation et d’approfondissement progressif.

Deux questions donc, pour deux démarches successives, quand on s’approche de la Parole, la 1ère plus objective, la 2ème plus subjective. « Qu’est-ce qui est écrit » ? cela paraît simple, il suffit de lire ! Mais la démarche est plus complexe, pour 4 raisons au moins :
– Jésus dit bien «dans la Loi», donc dans l’ensemble des textes fondateurs (ici le Pentateuque). Chaque passage lu s’insère dans un tout, dans une histoire, dans le dévoilement progressif de la volonté de Dieu. Sa Parole est multiple, elle n’est pas figée, elle en marche dans l’Histoire. Alors que notre tendance est souvent d’isoler ou de privilégier les passages qui nous plaisent, et de laisser ceux qui nous dérangent. Il faut donc considérer le tout.

– Ensuite tout passage a un contexte de vie : qui a écrit quoi, quand, où, à qui, pourquoi ? La parole est toujours incarnée, vivante. L’Ecriture est le reflet de ce que certains ont compris dans leur contexte précis. Notre tendance (notre désir ?) est d’utiliser les versets de la Bible comme des recettes. La Bible n’est pas un code de règlements, de préceptes, immuables pour toute situation. Aujourd’hui, la Parole est toujours la même, mais à comprendre dans un contexte tout différent.

– 3ème aspect : qu’est-ce qui est écrit précisément ? quels mots, quel sens faut-il découvrir ? au-delà des habitudes et traditions. Vous connaissez mon intérêt pour fouiller le sens exact des mots et traquer les contresens (cf. quelques exemples récents), pour donner couleur et profondeur au texte.

– Enfin : qu’est-ce qui n’est pas écrit ? accepter les silences, les passages difficiles, les incompréhensions, ne pas surinterpréter pour résoudre à tout prix la difficulté.

En gros, la réponse du maître de la Loi est correcte : la vie éternelle est liée à l’amour pour Dieu et le prochain. Et Jésus le reconnaît (v. 28). Mais après ? « Fais cela et tu vivras, ou : accomplis-le et tu seras en vie ». Va plus loin, sors de la discussion intellectuelle, de la controverse théologique, mets-toi en route, dépasse la « lettre morte ». Il ne suffit pas de lire ce qui est écrit, il faut « entrer dans la parole ». D’où la seconde question :

« Comment comprends-tu ce que tu lis » ? qu’est-ce que tu en fais concrètement, comment cela entre-t-il dans ta vie, et la change ? Là aussi, plusieurs niveaux :

– Quelles sont nos approches, nos méthodes, nos présupposés de lecture : critiques ou confiantes, enthousiastes ou blasées, fondamentalistes ou rationalistes ? Qu’attendons-nous de cette Parole ? Sommes-nous prêts à nous laisser interroger, bousculer, ou pensons-nous déjà tout savoir ?

– A quel niveau intérieur redevons-nous cette parole ? dans la tête, ou aussi dans le cœur (cf. la lectio) ? et avec qui, où la partageons-nous ?
– Dans quel contexte personnel la recevons-nous ? difficulté de vie ou période heureuse ? poiur répondre à quelle situation, quel problème, quelle question ? tout cela modifie ma lecture, lui donne une couleur particulière !

– Enfin, quel temps, quel espace (lieu et temps) nous donnons-nous pour soigner l’écoute et son cadre ?

Il est important de ne pas faire dire à la Parole seulement ce que j’en attends, mais me mettre en route avec elle pour aller plus loin (Ps. 119 : 105). Accepter aussi qu’il n’y a pas une seule manière de lire, qui serait absolue et objective : on interprète toujours à partir de ce qu’on vit et de ce qu’on est. De ce point de vue, la parabole du Bon Samaritain est intéressante : le prêtre et le lévite ont laissé le blessé au bord de la route à cause justement de leur lecture restrictive et rituelle de la Loi, ils ne se sont pas laissé « mettre en route » par elle.

Alors tout cela peut paraître compliqué, décourageant ! Ce serait si simple si… Il y a aussi le risque (le reproche ?) de relativiser : chacun peut-il interpréter comme il veut ? Pour moi c’est surtout stimulant et passionnant : je suis responsable actif (et non agent passif) de la Parole qui m’est adressée. Je suis appelé à « agir » cette Parole. La communion de l’Esprit et de l’Eglise est le garde-fou à toute relativisation.

Surtout, c’est Dieu qui l’a voulu ainsi : il a confié sa Parole à des témoins humains et imparfaits (prophètes, évangélistes, apôtres), et il s’est incarné en Jésus-Christ dans un temps, lieu, contexte social donné (cf. Jean 1 : 14). Nous aussi sommes invités à être plus que des lecteurs, des témoins de sa Parole qui doit revenir à lui (Esaïe 55 : 11). Ma conviction est que la parole de Dieu dépasse toujours l’Ecriture, Dieu est Parole et n’a rien écrit. Il faut toujours chercher, dans l’Ecriture, quelle Parole s’y incarne. Je suis convaincu que Dieu nous fait confiance pour interpréter, nous veut intelligent (« que lis-tu, comment comprends-tu » ?) et nous veut agissant (« fais cela »). Parce que Dieu veut pour nous la Vie : « … et tu vivras ». Amen.

Étienne Roulet

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