Archive for category Courtes méditations

Des doctrines de démons …

Souvent en creusant un texte connu, je vais de surprises en découvertes et vers des questions ouvertes.

Je vous partage un de ces textes, avec les réflexions et les questions qu’il éveille en moi.

«L’Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, quelques-uns abandonneront la foi, pour s’attacher à des esprits trompeurs et à des doctrines de démons, par l’hypocrisie de faux enseignants marqués au fer rouge dans leur propre conscience. Ils prescrivent de ne pas se marier, et de s’abstenir d’aliments que Dieu a créés pour qu’ils soient pris avec actions de grâces par ceux qui sont croyants et qui connaissent la vérité. Car tout ce que Dieu a créé est bon, et rien ne doit être rejeté, pourvu qu’on le prenne avec actions de grâces, parce que tout est sanctifié par la parole de Dieu et par la prière.» 1 Timothée 4:1-5.

Première surprise, les doctrines de démons ne concernent pas des sujets théologiques comme la Trinité ou la divinité du Christ, mais l’abstinence du mariage ou de certains aliments.

La foi selon Paul s’exprime donc, non par des théories, mais par une vie qui reconnaît que la Création de Dieu est bonne dans toutes ses dimensions. La vie chrétienne n’est pas une suite d’ascèses, mais une jouissance des bienfaits de Dieu, comme le couple, la sexualité, la famille, la nourriture. Nous sommes très proches ici de l’Écclésiaste, et très loin d’une forme de gnosticisme qui laisserait entendre que le monde physique est mauvais et qu’il faut s’en détacher.

Maintenant la question, que signifie exactement: «tout est sanctifié par la parole de Dieu et par la prière»? L’expression «par la parole de Dieu» traduit δια λογου θεου qui ne se trouve qu’ici dans le Nouveau Testament, à l’exception de 1 Pierre 1:23 qui dit: δια λογου ζωντος θεου: par la parole vivante de Dieu. Manifestement, il ne s’agit pas d’une référence à l’Écriture, car cette expression n’est jamais utilisée dans ce sens dans le Nouveau Testament. Il s’agit ici d’un agent qui contribue à la sanctification de toutes choses. Le deuxième agent sanctifiant m’interroge plus, car si la grande majorité des traductions disent par la prière, le mot grec utilisé ἔντευξις, n’apparaît qu’une seule autre fois dans le Nouveau Testament, dans cette même épître: J’exhorte donc, avant toutes choses, à faire des demandes, des prières, des supplications (ou des intercessions), des actions de grâces, pour tous les hommes (1 Tim 2:1). Il dérive d’un verbe traduit habituellement dans les Écritures par intercéder. Manifestement, la majorité des traducteurs ont été gênés par ce sens habituel d’intercession et ils ont choisi d’interpréter par prière. Mais il y a un autre problème: ἔντευξις n’a pas comme sens premier l’intercession, mais la rencontre, la relation, et même la relation sexuelle! Il en est de même pour le verbe apparenté. Intercession et intercéder sont des vocables uniquement religieux, donnés à des mots ayant une signification bien plus large et différente.
Que devons-nous en conclure?

Je pense que nous sommes au bénéfice premièrement de la bonne Création de Dieu et de l’autre, du rachat, de la rédemption de tout ce qui a été souillé par le péché. C’est Jésus-Christ qui est la Parole de Dieu qui a tout purifié et c’est par sa vie, sa mort et sa résurrection (son intercession) que tout est sanctifié.
Pour Paul, la sanctification est avant tout l’œuvre du Saint-Esprit qui nous applique et qui applique au monde au travers de nous cette sanctification.
Il ne s’agit donc pas d’œuvres que nous avons à faire, mais d’une œuvre dont nous bénéficions.

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Prédication sur Luc 10 : 25-28 (le bon Samaritain)

Partage de quelques prédications particulièrement pertinentes du pasteur Étienne Roulet dont voici la troisième.

Textes bibliques : Esaïe 55 : 8-11 / I Jean 4 : 7-12 / Luc 10 : 25-28

Luc 10. 26 : « Qu’est-il écrit » ? et « comment lis-tu » ? Deux questions dans ce dialogue entre Jésus et un maître de la Loi, qui introduit la parabole du Bon Samaritain. Deux questions qui résument ce que j’ai essayé de vous apporter pendant deux ans, en prédication ou étude biblique. Donc ma manière de lire, recevoir, comprendre, interpréter la Parole de Dieu.

Le point de départ est comme souvent une question-piège, pour obliger Jésus à donner une seule réponse et ouvrir une contestation, une dispute théologique, une opposition intellectuelle. Et Jésus, comme souvent aussi, renvoie la balle : « à toi de le dire, tu le sais très bien » ! Première réflexion : la Bible n’est pas un terrain de dispute entre théologiens ou entre confessions, c’est un lieu de rencontre (personnelle et communautaire) avec la parole de Dieu. Il n’y a pas une réponse unique (juste ou fausse), une seule manière de lire (bonne ou mauvaise), c’est un chemin de méditation, d’appropriation et d’approfondissement progressif.

Deux questions donc, pour deux démarches successives, quand on s’approche de la Parole, la 1ère plus objective, la 2ème plus subjective. « Qu’est-ce qui est écrit » ? cela paraît simple, il suffit de lire ! Mais la démarche est plus complexe, pour 4 raisons au moins :
– Jésus dit bien «dans la Loi», donc dans l’ensemble des textes fondateurs (ici le Pentateuque). Chaque passage lu s’insère dans un tout, dans une histoire, dans le dévoilement progressif de la volonté de Dieu. Sa Parole est multiple, elle n’est pas figée, elle en marche dans l’Histoire. Alors que notre tendance est souvent d’isoler ou de privilégier les passages qui nous plaisent, et de laisser ceux qui nous dérangent. Il faut donc considérer le tout.

– Ensuite tout passage a un contexte de vie : qui a écrit quoi, quand, où, à qui, pourquoi ? La parole est toujours incarnée, vivante. L’Ecriture est le reflet de ce que certains ont compris dans leur contexte précis. Notre tendance (notre désir ?) est d’utiliser les versets de la Bible comme des recettes. La Bible n’est pas un code de règlements, de préceptes, immuables pour toute situation. Aujourd’hui, la Parole est toujours la même, mais à comprendre dans un contexte tout différent.

– 3ème aspect : qu’est-ce qui est écrit précisément ? quels mots, quel sens faut-il découvrir ? au-delà des habitudes et traditions. Vous connaissez mon intérêt pour fouiller le sens exact des mots et traquer les contresens (cf. quelques exemples récents), pour donner couleur et profondeur au texte.

– Enfin : qu’est-ce qui n’est pas écrit ? accepter les silences, les passages difficiles, les incompréhensions, ne pas surinterpréter pour résoudre à tout prix la difficulté.

En gros, la réponse du maître de la Loi est correcte : la vie éternelle est liée à l’amour pour Dieu et le prochain. Et Jésus le reconnaît (v. 28). Mais après ? « Fais cela et tu vivras, ou : accomplis-le et tu seras en vie ». Va plus loin, sors de la discussion intellectuelle, de la controverse théologique, mets-toi en route, dépasse la « lettre morte ». Il ne suffit pas de lire ce qui est écrit, il faut « entrer dans la parole ». D’où la seconde question :

« Comment comprends-tu ce que tu lis » ? qu’est-ce que tu en fais concrètement, comment cela entre-t-il dans ta vie, et la change ? Là aussi, plusieurs niveaux :

– Quelles sont nos approches, nos méthodes, nos présupposés de lecture : critiques ou confiantes, enthousiastes ou blasées, fondamentalistes ou rationalistes ? Qu’attendons-nous de cette Parole ? Sommes-nous prêts à nous laisser interroger, bousculer, ou pensons-nous déjà tout savoir ?

– A quel niveau intérieur redevons-nous cette parole ? dans la tête, ou aussi dans le cœur (cf. la lectio) ? et avec qui, où la partageons-nous ?
– Dans quel contexte personnel la recevons-nous ? difficulté de vie ou période heureuse ? poiur répondre à quelle situation, quel problème, quelle question ? tout cela modifie ma lecture, lui donne une couleur particulière !

– Enfin, quel temps, quel espace (lieu et temps) nous donnons-nous pour soigner l’écoute et son cadre ?

Il est important de ne pas faire dire à la Parole seulement ce que j’en attends, mais me mettre en route avec elle pour aller plus loin (Ps. 119 : 105). Accepter aussi qu’il n’y a pas une seule manière de lire, qui serait absolue et objective : on interprète toujours à partir de ce qu’on vit et de ce qu’on est. De ce point de vue, la parabole du Bon Samaritain est intéressante : le prêtre et le lévite ont laissé le blessé au bord de la route à cause justement de leur lecture restrictive et rituelle de la Loi, ils ne se sont pas laissé « mettre en route » par elle.

Alors tout cela peut paraître compliqué, décourageant ! Ce serait si simple si… Il y a aussi le risque (le reproche ?) de relativiser : chacun peut-il interpréter comme il veut ? Pour moi c’est surtout stimulant et passionnant : je suis responsable actif (et non agent passif) de la Parole qui m’est adressée. Je suis appelé à « agir » cette Parole. La communion de l’Esprit et de l’Eglise est le garde-fou à toute relativisation.

Surtout, c’est Dieu qui l’a voulu ainsi : il a confié sa Parole à des témoins humains et imparfaits (prophètes, évangélistes, apôtres), et il s’est incarné en Jésus-Christ dans un temps, lieu, contexte social donné (cf. Jean 1 : 14). Nous aussi sommes invités à être plus que des lecteurs, des témoins de sa Parole qui doit revenir à lui (Esaïe 55 : 11). Ma conviction est que la parole de Dieu dépasse toujours l’Ecriture, Dieu est Parole et n’a rien écrit. Il faut toujours chercher, dans l’Ecriture, quelle Parole s’y incarne. Je suis convaincu que Dieu nous fait confiance pour interpréter, nous veut intelligent (« que lis-tu, comment comprends-tu » ?) et nous veut agissant (« fais cela »). Parce que Dieu veut pour nous la Vie : « … et tu vivras ». Amen.

Étienne Roulet

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Prédication sur Romains 8 : 18-30

Je vais vous partager quelques prédications particulièrement pertinentes du pasteur Étienne Roulet dont voici la première.

Textes bibliques : Michée 7 : 1-7 / Romains 8 : 18-30 / Jean 16 : 19-22

Le monde va mal, on s’en rend compte tous les jours. Déjà Michée s’en plaignait dans un sombre tableau de son époque. Jésus annonce aussi à ses disciples des temps difficiles (Jean 16). Chacun se demande : d’où vient le Mal, où cela va-t-il nous mener, comment réagir ?

Dans Romains 8, Paul essaie de répondre à ces questions, dans un passage dense et pas facile. 1ère phrase-choc (v. 20) : le monde n’y peut rien ! Alors le Mal, la faute à qui ? Paul ne dit pas « à Dieu », mais « quelqu’un » (ou quelque chose) a fait cela (et il ne précise pas qui ou quoi). Cela ne peut pas être Dieu qui a prévu la Création bonne. Mais si c’est le diable (le diviseur), pourquoi Dieu le laisse-t-il faire ? Pourquoi a-t-il créé le serpent ? Y aurait-il une faille dans la Création qui rappellerait le tohu-bohu d’avant la création ? D’ailleurs Paul ne dit pas « le Mal », mais le vide, le néant (d’un mot qui signifie buée, brouillard). C’est le Rien, ce qui n’a pas de consistance (cf. la vanité de l’Ecclésiaste). Immense mystère, abîme de questions, auxquels il n’y a pas de réponse pour Paul.

Il est par contre beaucoup plus affirmatif dans sa réponse à la deuxième question : il y a une espérance, l’absurde n’aura pas le dernier mot, l’essentiel est devant. C’est l’espérance de la gloire (litt. du « plein », du poids), attendue impatiemment (vv. 18-19). Nous sommes donc invités à passer du vide au plain, du flasque au consistant, du rien au tout. Le projet de Dieu pour le monde et pour nous est de nous faire passer d’un pouvoir à un autre.

Mais comment et quand passer de l’un à l’autre ? Il y a deux dérives possibles : attendre patiemment et discrètement le grand chambardement final, sous-entendu : « on ne peut rien faire maintenant, attendons que le monde se détruise tout seul». C’est la tentation spiritualiste. Ou vouloir intervenir avec impatience pour faire des changements radicaux immédiats, sous-entendu : « Dieu a besoin de nous pour hâter la fin ». C’est la tentation révolutionnaire, voire terroriste. Alors impatience ou patience ? Les deux mots sont dans le texte (vv. 19 et 25) !

Pour nous aider à voir clair, Paul utilise deux images : celle de la « révélation » (dire ce qui est encore caché), litt. un processus d’apocalypse (au sens non du grand crash final, mais du dévoilement de la réalité). Et ce dévoilement commence en nous maintenant. Donc, contre ceux qui attendent seulement la fin, Paul parle d’un processus de découverte, de mise à jour : ce n’est pas fini, mais c’est déjà commencé. Et celle de l‘ « accouchement » (mots très forts : en travail, en espérance, dans les gémissements). Donc, contre ceux qui voudraient régler brutalement le sort du monde, Paul dit : c’est en train, c’est déjà commencé, mais ce n’est pas fini. Nous sommes à la fois en révélation et en accouchement.

Mais qui cela concerne-t-il ? Paul parle de trois niveaux : le monde d’abord (la nature, la création toute entière, v. 22), soumis aussi aux forces de destruction, qui doit être libéré, régénéré, renouvelé. La création « gémit » elle aussi. C’est une vision cosmique, la création n’est pas mauvaise ou condamnée, elle est en achèvement, sa naissance n’est pas finie. L’humain ensuite, qui fait partie de la création. Il gémit comme un enfant qui a de la peine à naître. Il attend la « délivrance » pour devenir enfant de Dieu (v. 23). Notre avantage sur la nature est que nous avons déjà les « prémices » (v. 23), nous vivons déjà des petits bouts du royaume. En troisième lieu (c’est le plus étonnant), le Saint-Esprit lui aussi « gémit » (v. 26), s’angoisse avec nous, et veut naître en nous. Il faut donc laisser l’Esprit travailler en nous pour qu’avec lui nous naissions à la vie nouvelle.

 

Revenons aux questions du début :

  • –  d’où vient le Mal : mystère, mais le pouvoir du « vide » est bien réel.
  • –  où allons-nous : vers la gloire, le plein achèvement, l’espérance.
  • –  comment réagir: en refusant tout repli dans un cocon bienfaisant, toute fuite spiritualiste d’un monde qui serait déjà condamné (tentation sectaire) ; nous sommes co-responsables de l’avenir du monde. En résistant aussi à tout interventionnisme qui voudrait hâter le jugement et la fin (tentation terroriste), en action ou simplement en paroles.

 

Nous vivons un processus de dévoilement (clarification) déjà commencé et d’accouchement non encore terminé. Et le v. 28 nous rappelle que « Dieu travaille en tout, en synergie avec nous, pour le bien de ceux qui l’aiment ». Amen.

Étienne Roulet

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La trouille!

Je suis en train de lire Spirit Wars de Kris Vallotton. Je ne sais pourquoi, mais cela fait déjà plusieurs mois que j’avais chargé un extrait de ce livre sur mon Kindle, mais que je ne l’avais pas consulté. En tout cas, je trouve qu’il parle sur plusieurs points à mon vécu actuel.
Aujourd’hui, j’y ai découvert une gemme que je n’ai de cesse de vous partager.

Trop souvent, pris dans nos traditions évangéliques certains passages nous restent cachés, parce que simplement nous ne les voyons pas.

Timothée a été un homme clé dans la première église, mais il avait un problème d’insécurité, comme le souligne ce texte: «Si Timothée arrive, faites en sorte qu’il soit sans crainte parmi vous, car il travaille comme moi à l’œuvre du Seigneur.» 1 Corinthiens 16:10.
Paul a dû prévenir les Corinthiens d’être rassurants avec Timothée et de ne pas le stresser exagérément.
Le problème de Timothée est également exprimé ici: «C’est pourquoi je t’exhorte à ranimer le don de Dieu que tu as reçu par l’imposition de mes mains. Car ce n’est pas un esprit de crainte que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d’amour et de sagesse.» 2 Timothée 1:6-7.
L’esprit de crainte ne vient pas de Dieu!
Selon Kris Vallotton, il est bien possible que le conseil de Paul: «Ne continue pas à ne boire que de l’eau; mais fais usage d’un peu de vin, à cause de ton estomac et de tes fréquentes indispositions.» 1 Timothée 5:2, soit également lié à ce problème. Un peu de vin aidait Timothée à se détendre.
C’est très encourageant de découvrir qu’un problème comme la crainte n’est pas rédhibitoire pour un service important.
Timothée pouvait également s’appuyer sur les prophéties reçues pour s’affermir et s’affirmer: «Le commandement que je t’adresse, Timothée, mon enfant, selon les prophéties faites précédemment à ton sujet, c’est que, d’après elles, tu combattes le bon combat, en gardant la foi et une bonne conscience. Cette conscience, quelques-uns l’ont perdue, et ils ont fait naufrage par rapport à la foi.» 1 Timothée 1:18-19.

J’apprécie beaucoup Bethel Redding et ses ministères pour la capacité qu’ils ont de ramener à la surface des vérités bibliques enfouies sous des traditions de lecture. J’encourage chacun à lire leurs livres, si possible en anglais.

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Béni soit ton nom. Vraiment?

Je pense que vous connaissez tous le chant de Matt Redman, Béni soit ton nom.
Il y a des paroles dans ce chant qui me choquent profondément, car elles disent du mal de mon Papa.

Quand on chante : « Tu donnes et tu reprends », c’est insulter Dieu. Le texte de Job qui inspire ces paroles dit :

Job 1:21 (il) dit : Je suis sorti nu du sein de ma mère, et nu je retournerai dans le sein de la terre. L’Éternel a donné, et l’Eternel a ôté ; que le nom de l’Éternel soit béni !

Seulement, le contexte (que Job ne connaissait pas, mais que nous connaissons parfaitement) indique très clairement que c’est le satan qui reprend à Job et non pas Dieu. D’ailleurs à la fin Dieu redonne à Job encore plus largement. En chantant ces paroles, on attribue à Dieu des actions du satan. On donne l’impression d’un Dieu lunatique et arbitraire qui change d’avis comme de chemise.
Cela contredit très clairement la déclaration suivante de Paul : « Car Dieu ne se repent pas de ses dons et de son appel. » Romains 11:29.
Et encore plus celle-ci de Jacques : « toute grâce excellente et tout don parfait descendent d’en haut, du Père des lumières, chez lequel il n’y a ni changement ni ombre de variation. » Jacques 1:17.

Bénit-on vraiment Dieu en lui attribuant les œuvres du satan ? Sans dire que ces paroles peuvent ruiner notre confiance dans son amour et sa fidélité. Que penseriez-vous d’un père qui donne des cadeaux à ses enfants pour les reprendre sans raison ?

Seigneur, pardonne-nous toutes les âneries que nous exprimons par nos chants et dans nos réunions, tout ce qui ne te glorifie pas. Je suis las de les entendre, las de toutes ces demi-vérités tirées de la Bible, mais qui en contredisent le message fondamental.

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Questions sur la louange

J’aimerais vous partager quelques-unes de mes interrogations à ce sujet.
Notre louange francophone, souvent très inspirée de la louange anglophone quand elle n’est pas simplement traduite a un style généralement bien déterminé.
Mais quand je chante en langues, et une bonne partie de ma prière s’exprime sous cette forme, le style est complètement étranger à notre louange soft rock occidentale. Quelle part de notre louange est-elle vraiment inspirée de l’Esprit de Dieu ? Est-ce que notre louange chantée ne devrait-elle pas, en grande partie, naître de chants en langues interprétés ? Cela éviterait sans doute bien des mièvreries et des contresens bibliques, pour ne pas dire de franches hérésies.
En chantant en langues et en français, je méditais sur la louange commune après la résurrection. Comme dans l’Apocalypse nous voyons des gens de toute nation, de toute tribu, de tout peuple, et de toute langue proclamer à haute voix la victoire de Dieu et de l’Agneau, j’en déduis que nous louerons Dieu chacun selon notre culture. Que Dieu sera glorifié par toutes les cultures que nous représenterons. Il y aura une louange collective qui s’exprimera selon le style propre à chacun, où le baroque et le hard rock seront mêlés avec des chants africains et arabes, celtiques et grégoriens, rap et népalais, mais qui sera malgré tout harmonieuse, car centrée sur le seul qui mérite notre adoration et inspirée par un seul Esprit.
Alors pourquoi ne pas commencer maintenant à nous exprimer selon nos cultures aussi diverses soient-elles ? Seul le Saint-Esprit peut nous redonner ce que nous avons perdu au cours de l’histoire et nous redonner des cantiques depuis longtemps oubliés. Que déjà aujourd’hui cette louange multiple puisse éclater à la gloire de la grâce notre grand Dieu. Une louange centrée sur Lui et non sur nous-mêmes comme trop souvent. Une louange collective et non individualiste.

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Deux pensées glanées ce matin

Deux pensées m’ont frappé lors du culte de ce matin:
“À chacun de nous la grâce a été donnée selon la mesure du don de Christ.” Éphésiens 4:7. Peut-il exister une plus grande mesure de grâce?

La Loi dit: “Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Je suis l’Eternel.” Lévitique 19:18.”
Et Jésus a dit à ses disciples: “Je vous donne un commandement nouveau: Aimez-vous les uns les autres; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres.” Jean 13:34. Wow! Je crois qu’il n’y a rien à ajouter.

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