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Un Réveil ou le Royaume de Dieu?

Beaucoup prient et croient à un réveil proche ou même à une nouvelle réforme, et s’attendent à de grandes choses.
Mais je crois qu’il y a quelque chose de plus profond qui est déjà là. Comme nous nous attendons à quelque chose de semblable aux mouvements de l’Esprit passés, nous ne voyons pas ce qui est, simplement parce que c’est encore discret, en germe, mais néanmoins bien là.

«Les pharisiens demandèrent à Jésus quand viendrait le Royaume de Dieu. Il leur répondit: Le Royaume de Dieu ne vient pas de manière à frapper les regards. On ne dira point: Il est ici, ou: Il est là. Car voici, le royaume de Dieu est au milieu de vous.» Luc 17:20-21.

Je crois que le peuple de Dieu avait perdu de vue la réalité du Royaume en le reléguant dans le futur ou en le confondant plus ou moins avec l’Église. Alors que l’Évangile est la proclamation et la démonstration de la présence du Royaume et l’annonce que Jésus a été intronisé Roi.
Je vois des transformations profondes dans toute l’Église, car la réalité du Royaume est redécouverte. Beaucoup de conceptions traditionnelles fermement ancrées sont en train de tomber et des vérités bibliques occultées ou déformées reviennent en lumière.
Cela ne va pas commencer par des choses éclatantes comme dans les réveils passés, mais il va y avoir une compréhension progressive de toutes les dimensions du Règne de Dieu et de leurs expressions sur la Terre. La mentalité de retraite et de repli qui a amoindri et infecté l’Église depuis plus d’un siècle est en train de s’écrouler et nous redécouvrons un Évangile conquérant qui infiltre tous les domaines de la société humaine, car Jésus EST Seigneur des seigneurs et Roi des rois. C’est une conquête de grâce et d’amour, une conquête s’exprimant le salut multidimensionnel acquis une fois pour toutes par la victoire de Jésus-Christ sur les puissances des ténèbres et de la mort.
Notre responsabilité est d’annoncer la lumière qui a vaincu les ténèbres, d’annoncer la vérité qui libère de tous les mensonges.
La dynamique (la dynamite) du Royaume est redécouverte et elle va changer la face de l’Église et du Monde.

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La nouvelle dimension de “réveil” qui vient

Je suis en train de lire le livre «The New Awakening» de Loren Covarrubias, j’encourage chaque personne qui lit l’anglais, de le télécharger gratuitement sur son site: http://lorenrcovarrubias.com
Même si je trouve son style peu coulant, et que j’ai dû faire un effort pour le lire, il y a des tas de choses inspirées dans ce livre.
Il a reçu le message d’une nouvelle dimension du «réveil» (malheureusement en français ce mot traduit deux expressions anglaises différentes, revival et awakening – «revival» définit des réunions cherchant à remettre un peu le feu dans l’Église ou a toucher de nouvelles personnes par l’Évangile, «awakening» définit une action de l’Esprit plus profonde amenant des changements importants dans la vie du Peuple de Dieu et généralement également dans la société.)
Ce livre parle donc d’une réforme en profondeur de la foi et de l’Église que le Seigneur veut apporter.
Il parle sous de nombreux angles de 3 dimensions de la foi. La première étant celle de la conversion centrée sur Jésus-Christ. En principe, tous les évangéliques et de nombreux autres chrétiens vivent cette dimension. La deuxième est la dimension pentecôtiste-charismatique qui est centrée sur le Saint-Esprit. La troisième est celle de la vie de disciple centrée sur le Père, dont Jésus-Christ est la représentation et le modèle parfait.

Une image qui m’a particulièrement frappé et changé est celle du torrent qui sort du Temple dans la vision d’Ézéchiel au chapitre 47.

Verset 1: «Il me ramena vers la porte de la maison. Et voici, de l’eau sortait sous le seuil de la maison, à l’orient, car la face de la maison était à l’orient; l’eau descendait sous le côté droit de la maison, au midi de l’autel.» Cette eau qui sort du Temple représente notre salut initial.

Versets 5 et 9: «Il mesura encore mille coudées; c’était un torrent que je ne pouvais traverser, car l’eau était si profonde qu’il fallait y nager; c’était un torrent qu’on ne pouvait traverser… Tout être vivant qui se meut vivra partout où le torrent coulera, et il y aura une grande quantité de poissons; car là où cette eau arrivera, les eaux deviendront saines, et tout vivra partout où parviendra le torrent.» Cette eau devenue torrent représente la vie dans l’Esprit et beaucoup dans le mouvement pentecôtiste-charismatique, et encore plus dans sa dimension «Toronto» parlent de la rivière de Dieu et cherchent à y batifoler et à en profiter, souvent de manière égoïste. On y recherche à faire des «expériences», à vivre des choses fortes.

Verset 12: «Sur le torrent, sur ses bords de chaque côté, croîtront toutes sortes d’arbres fruitiers. Leur feuillage ne se flétrira point, et leurs fruits n’auront point de fin, ils mûriront tous les mois, parce que les eaux sortiront du sanctuaire. Leurs fruits serviront de nourriture, et leurs feuilles de remède.» Mais la finalité de ce torrent et que sur ses bords croissent des arbres dont les fruits apporteront une nourriture continuelle aux affamés et dont les feuilles serviront à la guérison. Cette image revient en Apocalypse 22:1-2: «Et il me montra un fleuve d’eau de la vie, limpide comme du cristal, qui sortait du trône de Dieu et de l’agneau. Au milieu de la place de la ville et sur les deux bords du fleuve, il y avait un arbre de vie, produisant douze fois des fruits, rendant son fruit chaque mois, et dont les feuilles servaient à la guérison des nations.».
Dans cette troisième dimension, ce n’est plus ce que je peux vivre comme expériences avec le Saint-Esprit, mais les fruits que ma vie peut porter pour en nourrir d’autres et pour les guérir. Ma prière n’est plus, Seigneur donne-moi plus de ton Esprit ou plus de…, mais Seigneur que ta vie s’écoule au travers de moi, que les fleuves d’eau vive s’écoulent de moi pour abreuver, nourrir et guérir. Cette pensée me révolutionne.

En Jean 15, il est écrit: «Demeurez en moi, et je demeurerai en vous. Comme le sarment ne peut de lui-même porter du fruit, s’il ne demeure attaché au cep, ainsi vous ne le pouvez non plus, si vous ne demeurez en moi. Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire. … Si vous portez beaucoup de fruit, c’est ainsi que mon Père sera glorifié, et que vous serez mes disciples.» Jean 15:4-5, 8. Si nous ne portons pas beaucoup de fruit, nous devons nous interroger sur la manière dont nous sommes fondés en Christ.

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Recadrage: Comment l’église organique produit des disciples

Recadrage: Comment l’église organique produit des disciples.

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Où sont passées les guérisons?

Ce texte est plus une interrogation et une recherche qu’une affirmation.

La presque disparition des guérisons dans l’Église m’interroge. Elle m’interroge encore plus depuis que mon épouse a souffert d’un cancer et qu’elle souffre aujourd’hui des conséquences des traitements. D’une manière assez étonnante, plusieurs aggravations de sa maladie ont été les lendemains de prières spécifiques sur le sujet de la guérison dans l’Église. Son cancer s’est déclaré quelques heures après que j’ai prié à ce sujet.
Aujourd’hui, je n’ai donc plus le choix, c’est devenu une interrogation et une recherche continuelle.
Comme il est écrit en Marc 16:18: “ils imposeront les mains aux malades, et les malades, seront guéris;” et qu’il n’est pas spécifié qu’il suffit d’imposer une fois les mains, je le fais journellement. Je sais aussi que ma pratique journalière est une lutte contre l’incrédulité, contre la nôtre, mais encore bien plus contre celle de ceux qui nous entourent et contre celle de l’Église. Je crois non pas en un rétablissement partiel et progressif, mais à une guérison totale et manifeste, conformément aux Écritures.
Les chrétiens prient beaucoup pour les malades et en voient peu de guérisons, mais nous ne sommes pas appelés à prier pour les malades, mais à les guérir. Il y a un siècle, Andrew Murray (un pasteur réformé d’Afrique du Sud) écrivait: «L’Église a cessé de croire à la vertu de l’Esprit pour la guérison du corps; elle enseigne que ce don a disparu, et cela par la volonté de Dieu, tandis que c’est par suite de sa propre incrédulité. Elle a négligé ce que l’Écriture nous dit de cette vérité ou l’a interprété selon son état de déchéance actuelle. La guérison divine est inconnue à la plupart des théologiens et des commentateurs de la Bible, quelque pieux et croyants qu’ils soient d’ailleurs. Cherchons donc à retrouver dans les Écritures ce que Dieu en pense, et ce que nous devons répondre à ceux qui voudraient nous détourner de croire à ses promesses. Commençons par indiquer tout de suite ici quelles sont les paroles de l’Écriture sur lesquelles on se fonde pour voir en Jésus le Guérisseur des malades, et quelle est la voie à suivre pour obtenir du Seigneur la guérison. » Tiré de JÉSUS GUÉRIT LES MALADES ou LA GUÉRISON SELON LA PAROLE DE DIEU, que je vous conseille de télécharger ici: http://www.gedeonchampion.com/My_Homepage_Files/Download/murray-guerison.pdf  Il ne me semble pas que des progrès ont eu lieu depuis ce temps-là. Nous croyons que Dieu guérit parfois dans sa souveraineté, mais nous ne croyons pas que la guérison est une des dimensions du salut. Dans ce domaine, comme dans d’autres, nous rejetons notre faiblesse et la rareté des dons spirituels sur la “souveraineté” divine, sans tenir compte que c’est notre propre incrédulité qui limite l’action de Dieu comme il en a été avec Jésus-Christ à Caphrnaüm.
Je n’ai pas de révélation à ce sujet, mais je crois que le prochain mouvement de l’Esprit inclura la redécouverte du don de guérison, non pas réservé aléatoirement à quelques “ministres” spécialisés, mais comme une expression normale et habituelle du peuple des chrétiens. Est-ce que parmi mes lecteurs, d’autres voudraient m’accompagner dans cette recherche et dans ce combat contre l’incrédulité? Nous pourrions, par exemple, ouvrir un groupe Facebook pour partager nos luttes, nos questions, nos expériences et nos victoires.

 

 

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« Christ vs Religion » dans l’Eglise… | La Nouvelle Jérusalem

Un blog que je viens de découvrir et que je vous encourage à suivre:

« Christ vs Religion » dans l’Eglise… | La Nouvelle Jérusalem.

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L’église

(Je partage ici ce texte d’un ami, trouvé dans le groupe FB «Église organique» https://www.facebook.com/groups/egliseorganique/)

L’église n’est pas une entité indépendante en soi et extérieure aux personnes, une institution, une organisation simplement humaine et religieuse, un lieu où l’on va, un ensemble d’activités, une association dans laquelle les gens vont ou font quelque chose, dedans, avec ou pour, mais l’église ce sont les gens eux-mêmes. Si l’église est «quelque chose» auquel on appartient ou dans lequel on s’investit, si elle est une dénomination, un système de dogmes, de doctrines, de pratiques définies et de hiérarchie humaine, elle devient autre chose que l’Église de Christ, le corps vivant par l’Esprit de Dieu, elle devient un système religieux, un système organisé, cadré qui empêche la vie spirituelle de Christ de se développer dans les personnes. Or, Jésus est venu nous libérer, même de cela. Nous ne devons pas aller à l’église, ni nous investir dans l’église, ni faire quelque chose pour l’église, parce que l’église n’est pas à l’extérieur de nous, l’église, c’est nous. Occupons-nous donc les uns des autres, arrêtons d’organiser des activités, mais prenons plutôt soin les uns des autres, prions ensemble, chez les uns, chez les autres, partageons la Parole mutuellement, partageons le pain et le vin dans les maisons, partageons nos biens, aidons les plus pauvres, témoignons de la résurrection de Christ spontanément autour de nous sans investissement financier, louons Dieu avec simplicité plutôt que par professionnalisme. L’église n’est pas une organisation qu’on contrôle et qu’on dirige hiérarchiquement, elle est un corps vivant, vivant de l’Esprit de Dieu. Et il est dit de l’Esprit qu’on ne sait pas d’où il vient ni où il va. On ne peut donc prévoir comment l’Esprit va conduire l’Église. Partageons, soyons à l’écoute les uns des autres, soutenons-nous, prions les uns pour les autres. Lisons les Écritures. Retrouvons cette vision-là, retrouvons ce chemin-là. La vie d’un organisme spirituel et non d’une organisation terrestre.

L’église telle qu’elle fonctionne actuellement – selon un encadrement hiérarchique et doctrinal, selon un mode de réunions organisées et répétitives – est un obstacle à une bonne compréhension des Écritures, à la croissance spirituelle et à la vie du corps de Christ conduit par l’Esprit.

Nous ne devons pas seulement redéfinir ce que devrait être la forme de l’église dépouillée du fonctionnement religieux, mais également saisir de nouveau la pensée de Jésus et des apôtres que nous trouvons dans les textes de la Nouvelle Alliance, comprendre clairement ce qu’ils ont voulu enseigner, d’en percevoir la portée spirituelle et d’entrer dans la dimension de vie que cela implique. Nous devons vivre selon cette nouvelle alliance et non selon d’autres principes et d’autres schémas qui se sont mis en place au cours de l’histoire de l’église.

L’église est en réalité un organisme vivant de la vie de Dieu, une vie réelle et spirituelle, conduit par l’Esprit de Dieu dans les personnes elles-mêmes chacun étant appelé à grandir, mûrir, devenir adulte spirituellement, en Christ. C’est cette dimension spirituelle qui manque aux assemblées et dénominations qui ne fonctionnent plus que sur des conceptions doctrinales et morales, sur des activités et organisations humaines et sur une compréhension incomplète de la nouvelle alliance en Jésus-Christ. Cela génère toutes sortes de faiblesses, de manques, d’erreurs, d’abus, de jugements, d’absence de cœur. L’église, c’est la vie de Dieu manifesté dans des personnes par son Esprit et ce n’est possible que sur la base d’une transformation intérieure, un changement de vin (la vie nouvelle, la vie de Dieu) dans un changement d’outre (un Homme nouveau, le second Adam). Ce n’est le fruit, ni des efforts humains, ni des doctrines, ni de la morale, ni des organisations, ni du contrôle et des dominations hiérarchiques, mais c’est le fruit de l’arbre de vie: la croix de Jésus-Christ.

Galates 2; 20.

Que Dieu nous aide à ramener son église à ce qu’elle devrait vivre. Didier Millotte – mai 2014.

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14 manières fréquentes de tordre l’Évangile (Howard Snyder)

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HOWARD SNYDER

14 manières fréquentes de tordre l’Évangile

Posté le 3 janvier 2014 par Howard Snyder

1. Interpréter l’Évangile principalement par l’épître aux Romains.

Les écrivains bibliques, y compris Paul, nous disent d’étudier l’ensemble des Écritures et de les interpréter à travers de cette globalité. Mais la tendance persistante à voir l’épître aux Romains comme la clé de toute l’Écriture persiste. Et l’Église et le monde en souffrent. (Voir mon article sur Seedbed, « Misplacing Romans » {Mal situer l’épître aux Romains}.)

2. Se concentrer uniquement sur « le salut personnel. »

La Bible n’enseigne pas le « salut personnel » de la façon individualiste et privée que cette expression en est venue à signifier. Au contraire, elle enseigne de multiples façons et au travers de nombreuses métaphores la réconciliation de toutes choses (par exemple, Éphésiens 1, en particulier le verset 10 : « … réunir toutes choses en Christ, celles qui sont dans les cieux et celles qui sont sur la Terre. » 1:10, LSg, et Colossiens 1, en particulier le verset 20 : il a voulu par lui réconcilier tout avec lui-même, tant ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux, en faisant la paix par lui, par le sang de sa croix.) – néanmoins pas sans jugement.

3. Faire du Ciel le but.

La Bible et les credo des premiers chrétiens ne disent rien sur « aller au Ciel ». Pourtant, cette phrase est devenue pratiquement synonyme de salut dans bien des esprits. La Bible se concentre sur l’accomplissement de la volonté de Dieu sur la Terre comme au Ciel, et de la rédemption ultime de toute la création, pas une scission cosmique éternelle entre la Terre et le Ciel.

4. La division entre clergé et laïcs.

C’est l’un des premiers signes du « mystère de l’iniquité » dans l’Église. Une fois que Satan nous a convaincus que seulement quelques-uns (et principalement des hommes d’un certain type) sont appelés dans « le ministère, » il a réduit l’efficacité de l’Église de nonante pour cent. La division entre clergé et laïcs est donc plus débilitante que tout autre préjudice dans l’Église. Elle porte atteinte à la doctrine biblique du sacerdoce des croyants, celle des dons de l’Esprit, et celle de l’appel universel à la diaconie (ministère, service).

5. Penser que l’économie et la politique ne sont pas directement des préoccupations liées à l’Évangile.

Cloisonner l’Évangile de l’économie et de la politique, en les situant en dehors de notre vie de disciple, est un dualisme non biblique. L’Évangile est une réalité économique et politique, alors par définition l’Église est autant économique que politique. Mais, l’économie et la politique doivent être interprétées à la lumière de l’Évangile, et non l’inverse. Le Royaume de Dieu en est le cadre général.

6. Rendre la communauté secondaire.

Les auteurs du Nouveau Testament se concentrent beaucoup plus sur la communauté, sur le corps du Christ, sur le fait que nous sommes membres du Jésus-Christ et par conséquent les uns des autres, que sur n’importe quel autre sujet. Moins la communauté est authentique au sens biblique de partage mutuel, de koinonia, plus les différences doctrinales viennent au centre et plus l’Église se concentre sur toute autre chose que la communauté. C’est pourquoi je traite tellement de ce sujet dans mon livre Community of the King (la communauté du roi) et dans d’autres.

7. Négliger l’Ancien Testament.

Ici, les deux erreurs les plus courantes sont : négliger l’holisme des desseins salvifiques de Dieu tels que révélés dans l’Ancien Testament, et accepter le mythe que toutes les vérités importantes de l’Ancien Testament deviennent « spiritualisées » dans le Nouveau. Ainsi, « terre promise », par exemple, vient à signifier « ciel » ou, une certaine expérience spirituelle intérieure. Quand cela se produit, les prédicateurs creusent l’Ancien Testament à la recherche de pépites « spirituelles » qui ont souvent peu à voir avec le contexte biblique historique et avec le sens.

8. Limiter la justice à la droiture personnelle.

Dans l’Ancien Testament, les Psaumes, les Prophètes, la Loi, la Sagesse, couplent constamment la justice et le droit as comme les deux faces de la même réalité globale. Notez, par exemple, le nombre de fois que la justice et le droit sont couplés et utilisés de manière presque interchangeable dans la poésie hébraïque.

Pourtant, l’Église les sépare souvent de différentes manières ; par exemple le droit parle de moralité personnelle et la justice de quelque chose dont Dieu prend soin lui-même grâce à l’expiation et/ou à une condamnation définitive. C’est carrément non biblique.

9. Négliger l’intercession.

Plus je lis sur la prière dans la Bible, sur Moïse, David, Les Prophètes, Job, sur la vie et l’exemple de Jésus, les Épîtres, plus je suis convaincu que l’Église en général et moi-même, nous avons négligé le ministère essentiel de l’intercession. Au travers du mystère de la prière et de l’Esprit de Dieu, l’intercession persévérante du peuple de Dieu peut (et souvent le fait) changer le cours de l’histoire et celui des relations entre les nations et entre les peuples et entre les religions, tout aussi bien que rejoindre nos besoins plus immédiats et personnels.

La prière d’intercession est un des principaux moyens de chercher d’abord le royaume de Dieu.

10. Des « croyants » à la place de disciples.

Jésus appelle et forme des disciples afin que le corps du Christ devienne une communauté de disciples du Royaume de Dieu. Le Nouveau Testament utilise rarement le mot « croyants ». Aujourd’hui, cette réalité est déformée par la tendance d’utiliser « croyants » au lieu de « frères » dans les traductions modernes (ceci afin d’être plus inclusives) ou alors d’utiliser des pronoms comme « eux ».

Ce qui importe n’est pas le nombre de croyants, mais le nombre de disciples, et par conséquent le ministère de faire des disciples.

11. Substituer le royaume de Dieu par le Ciel.

Dans la Bible, le Royaume de Dieu englobe la réalité, la souveraineté et l’amour de Dieu. Il ne s’y trouve aucun dualisme esprit/matière. La plupart des gens du temps de Jésus le comprenaient ; ils savaient, par exemple, que « Royaume des cieux » dans Matthieu était juste une manière différente de dire « Royaume de Dieu ».

Dans la Bible, nous voyons le royaume de Dieu comme étant à la fois présent et futurs, céleste et terrestre, personnel et social, soudain et graduel, intérieur et extérieur, dans une dialectique mystérieuse avec l’Église qui est en elle-même ni le royaume de Dieu, ni séparable du royaume de Dieu.

12. Réduire la foi à un seul domaine de nos vies.

Nous compartimentons. Notre marche chrétienne se réduit seulement à une part de nos vies, et cette part est souvent réduite à ce que nous croyons.

Mais, à présent, demeurent : la foi, l’espérance et l’amour – et la Bible indique clairement ce qui est le « plus grand » et le plus englobant des trois. Selon l’Évangile, la foi n’est pas la réalité ultime, elle est le moyen menant à aimer Dieu et les autres ainsi que toute la création divine avec tout notre être. Et ceci 24/7, comme on dit.

La Bible présente la foi agissant par l’amour ; l’amour étant activé par la foi et actionné par l’espérance – une confiance intégrale dans les étonnantes promesses de Dieu d’un plein-salut-pour-toute-la-création.

13. Ignorer Genèse 9.

Il y a une immense littérature sur la théologie de « l’alliance » ou « fédérale » (du latin « alliance »). Pourtant, curieusement, cette théologie commence presque toujours par l’alliance de Dieu avec Abraham (avec peut-être une allusion à Genèse 3:15). Pourtant, la première alliance biblique explicite se trouve dans Genèse 9, où Dieu établit son « alliance entre Lui et la Terre » (Genèse 3:13).

L’accent est explicite et répété : une alliance avec les humains et avec toutes les sortes d’êtres vivants. Si notre compréhension du salut saute de Genèse 3 à Genèse 12, nous ratons les enseignements bibliques essentiels sur le monde créé et cela déforme tout le reste de la Bible.

14. Divorcer la vie de disciple du soin de la création.

Quand nous négligeons ou déformons la révélation biblique sur monde créé, nous réduisons l’Évangile de beaucoup par rapport aux les promesses de la Bible. Nous le faisons à notre propre perte ; nous appauvrissons l’Église ; nous surspiritualisons l’expérience chrétienne et nous réduisons la dynamique de la mission chrétienne.

Quand on voit comment la vie de disciples et le soin de la création sont inséparablement liés dans le plan de Dieu, l’Église devient puissante avec patience et humilité « pour renverser des forteresses » (2 Cor 10:4).

Il y a, bien sûr, beaucoup d’autres façons de tordre l’Évangile. Chaque fois que nous détournons notre regard de Jésus-Christ et que nous interprétons l’Évangile à travers d’autres lunettes, nous avons des problèmes.

Utilisez le verbe que vous souhaitez : tordre, déformer, fausser, miner, neutraliser, châtrer, émasculer, annuler, dépouiller – le problème persiste et appelle à une vie de disciple basée attentivement sur la Bible, et christocentrique.

Le Saint-Esprit a été répandu à la Pentecôte, mais déjà dans le Nouveau Testament, nous voyons les Apôtres luttant contre des distorsions émergentes.

Et pourtant, souverainement, étrangement, l’Esprit de Dieu est à l’œuvre et il continuera à remplir les promesses et à guider le corps du Christ dans « toute la vérité » (Jean 16:13) jusqu’à ce que « la Terre [soit] remplie de la connaissance du Seigneur, comme les eaux couvrent la mer » (Ésaïe 11:09).

Howard Snyder

Ancien professeur d’histoire et de théologie missionnaire du Asbury Theological Seminary (1996-2006); il fait maintenant de la recherche et la rédaction à Wilmore, au Kentucky. Professeur d’Études wesleyennes, au Tyndale Seminary, à Toronto, 2007-2012. Auparavant il a été ensaignant et pasteur à São Paulo, au Brésil à Detroit, au Michigan; et à Chicago, dans l’Illinois. Le principal intérêt du Dr Snyder est la puissance et la pertinence de Jésus-Christ et de son royaume dans le monde d’aujourd’hui et de demain. Il a, entre autres, écrit : The Problem of WineskinsCommunity of the King, et plus récemment, Salvation Means Creation Healed.

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