Archive for category Textes amis

Jésus de Nazareth : Essence divine et nature humaine

Je vous partage le lien d’un texte ami qui me semble essentiel pour comprendre l’incarnation et ce que cela  implique dans notre marche à la suite de Jésus-Christ : http://didascale.com/jesus-de-nazareth-essence-divine-et-nature-humaine/

,

Laisser un commentaire

Prédication sur Romains 8 : 18-30

Je vais vous partager quelques prédications particulièrement pertinentes du pasteur Étienne Roulet dont voici la première.

Textes bibliques : Michée 7 : 1-7 / Romains 8 : 18-30 / Jean 16 : 19-22

Le monde va mal, on s’en rend compte tous les jours. Déjà Michée s’en plaignait dans un sombre tableau de son époque. Jésus annonce aussi à ses disciples des temps difficiles (Jean 16). Chacun se demande : d’où vient le Mal, où cela va-t-il nous mener, comment réagir ?

Dans Romains 8, Paul essaie de répondre à ces questions, dans un passage dense et pas facile. 1ère phrase-choc (v. 20) : le monde n’y peut rien ! Alors le Mal, la faute à qui ? Paul ne dit pas « à Dieu », mais « quelqu’un » (ou quelque chose) a fait cela (et il ne précise pas qui ou quoi). Cela ne peut pas être Dieu qui a prévu la Création bonne. Mais si c’est le diable (le diviseur), pourquoi Dieu le laisse-t-il faire ? Pourquoi a-t-il créé le serpent ? Y aurait-il une faille dans la Création qui rappellerait le tohu-bohu d’avant la création ? D’ailleurs Paul ne dit pas « le Mal », mais le vide, le néant (d’un mot qui signifie buée, brouillard). C’est le Rien, ce qui n’a pas de consistance (cf. la vanité de l’Ecclésiaste). Immense mystère, abîme de questions, auxquels il n’y a pas de réponse pour Paul.

Il est par contre beaucoup plus affirmatif dans sa réponse à la deuxième question : il y a une espérance, l’absurde n’aura pas le dernier mot, l’essentiel est devant. C’est l’espérance de la gloire (litt. du « plein », du poids), attendue impatiemment (vv. 18-19). Nous sommes donc invités à passer du vide au plain, du flasque au consistant, du rien au tout. Le projet de Dieu pour le monde et pour nous est de nous faire passer d’un pouvoir à un autre.

Mais comment et quand passer de l’un à l’autre ? Il y a deux dérives possibles : attendre patiemment et discrètement le grand chambardement final, sous-entendu : « on ne peut rien faire maintenant, attendons que le monde se détruise tout seul». C’est la tentation spiritualiste. Ou vouloir intervenir avec impatience pour faire des changements radicaux immédiats, sous-entendu : « Dieu a besoin de nous pour hâter la fin ». C’est la tentation révolutionnaire, voire terroriste. Alors impatience ou patience ? Les deux mots sont dans le texte (vv. 19 et 25) !

Pour nous aider à voir clair, Paul utilise deux images : celle de la « révélation » (dire ce qui est encore caché), litt. un processus d’apocalypse (au sens non du grand crash final, mais du dévoilement de la réalité). Et ce dévoilement commence en nous maintenant. Donc, contre ceux qui attendent seulement la fin, Paul parle d’un processus de découverte, de mise à jour : ce n’est pas fini, mais c’est déjà commencé. Et celle de l‘ « accouchement » (mots très forts : en travail, en espérance, dans les gémissements). Donc, contre ceux qui voudraient régler brutalement le sort du monde, Paul dit : c’est en train, c’est déjà commencé, mais ce n’est pas fini. Nous sommes à la fois en révélation et en accouchement.

Mais qui cela concerne-t-il ? Paul parle de trois niveaux : le monde d’abord (la nature, la création toute entière, v. 22), soumis aussi aux forces de destruction, qui doit être libéré, régénéré, renouvelé. La création « gémit » elle aussi. C’est une vision cosmique, la création n’est pas mauvaise ou condamnée, elle est en achèvement, sa naissance n’est pas finie. L’humain ensuite, qui fait partie de la création. Il gémit comme un enfant qui a de la peine à naître. Il attend la « délivrance » pour devenir enfant de Dieu (v. 23). Notre avantage sur la nature est que nous avons déjà les « prémices » (v. 23), nous vivons déjà des petits bouts du royaume. En troisième lieu (c’est le plus étonnant), le Saint-Esprit lui aussi « gémit » (v. 26), s’angoisse avec nous, et veut naître en nous. Il faut donc laisser l’Esprit travailler en nous pour qu’avec lui nous naissions à la vie nouvelle.

 

Revenons aux questions du début :

  • –  d’où vient le Mal : mystère, mais le pouvoir du « vide » est bien réel.
  • –  où allons-nous : vers la gloire, le plein achèvement, l’espérance.
  • –  comment réagir: en refusant tout repli dans un cocon bienfaisant, toute fuite spiritualiste d’un monde qui serait déjà condamné (tentation sectaire) ; nous sommes co-responsables de l’avenir du monde. En résistant aussi à tout interventionnisme qui voudrait hâter le jugement et la fin (tentation terroriste), en action ou simplement en paroles.

 

Nous vivons un processus de dévoilement (clarification) déjà commencé et d’accouchement non encore terminé. Et le v. 28 nous rappelle que « Dieu travaille en tout, en synergie avec nous, pour le bien de ceux qui l’aiment ». Amen.

Étienne Roulet

, , ,

Laisser un commentaire

Jésus de Nazareth : Essence divine et nature humaine

Je vous partage un texte d’un blog ami que je trouve essentiel et dont je partage entièrement le point de vue: http://didascale.com/jesus-de-nazareth-essence-divine-et-nature-humaine/

,

Laisser un commentaire

Inerrance biblique et perfection de la Bible

Un texte important d’un blog ami, pour ceux de mes lecteurs qui n’y seraient pas encore abonnés: Inerrance biblique et perfection de la Bible

,

Laisser un commentaire

« Christ vs Religion » dans l’Eglise… | La Nouvelle Jérusalem

Un blog que je viens de découvrir et que je vous encourage à suivre:

« Christ vs Religion » dans l’Eglise… | La Nouvelle Jérusalem.

, ,

Laisser un commentaire

Nouvelle série : l’interprétation de la Bible

Je reblogue ceci en encourageant chacun à suivre cette Nouvelle série : l’interprétation de la Bible.

,

Laisser un commentaire

L’église

(Je partage ici ce texte d’un ami, trouvé dans le groupe FB «Église organique» https://www.facebook.com/groups/egliseorganique/)

L’église n’est pas une entité indépendante en soi et extérieure aux personnes, une institution, une organisation simplement humaine et religieuse, un lieu où l’on va, un ensemble d’activités, une association dans laquelle les gens vont ou font quelque chose, dedans, avec ou pour, mais l’église ce sont les gens eux-mêmes. Si l’église est «quelque chose» auquel on appartient ou dans lequel on s’investit, si elle est une dénomination, un système de dogmes, de doctrines, de pratiques définies et de hiérarchie humaine, elle devient autre chose que l’Église de Christ, le corps vivant par l’Esprit de Dieu, elle devient un système religieux, un système organisé, cadré qui empêche la vie spirituelle de Christ de se développer dans les personnes. Or, Jésus est venu nous libérer, même de cela. Nous ne devons pas aller à l’église, ni nous investir dans l’église, ni faire quelque chose pour l’église, parce que l’église n’est pas à l’extérieur de nous, l’église, c’est nous. Occupons-nous donc les uns des autres, arrêtons d’organiser des activités, mais prenons plutôt soin les uns des autres, prions ensemble, chez les uns, chez les autres, partageons la Parole mutuellement, partageons le pain et le vin dans les maisons, partageons nos biens, aidons les plus pauvres, témoignons de la résurrection de Christ spontanément autour de nous sans investissement financier, louons Dieu avec simplicité plutôt que par professionnalisme. L’église n’est pas une organisation qu’on contrôle et qu’on dirige hiérarchiquement, elle est un corps vivant, vivant de l’Esprit de Dieu. Et il est dit de l’Esprit qu’on ne sait pas d’où il vient ni où il va. On ne peut donc prévoir comment l’Esprit va conduire l’Église. Partageons, soyons à l’écoute les uns des autres, soutenons-nous, prions les uns pour les autres. Lisons les Écritures. Retrouvons cette vision-là, retrouvons ce chemin-là. La vie d’un organisme spirituel et non d’une organisation terrestre.

L’église telle qu’elle fonctionne actuellement – selon un encadrement hiérarchique et doctrinal, selon un mode de réunions organisées et répétitives – est un obstacle à une bonne compréhension des Écritures, à la croissance spirituelle et à la vie du corps de Christ conduit par l’Esprit.

Nous ne devons pas seulement redéfinir ce que devrait être la forme de l’église dépouillée du fonctionnement religieux, mais également saisir de nouveau la pensée de Jésus et des apôtres que nous trouvons dans les textes de la Nouvelle Alliance, comprendre clairement ce qu’ils ont voulu enseigner, d’en percevoir la portée spirituelle et d’entrer dans la dimension de vie que cela implique. Nous devons vivre selon cette nouvelle alliance et non selon d’autres principes et d’autres schémas qui se sont mis en place au cours de l’histoire de l’église.

L’église est en réalité un organisme vivant de la vie de Dieu, une vie réelle et spirituelle, conduit par l’Esprit de Dieu dans les personnes elles-mêmes chacun étant appelé à grandir, mûrir, devenir adulte spirituellement, en Christ. C’est cette dimension spirituelle qui manque aux assemblées et dénominations qui ne fonctionnent plus que sur des conceptions doctrinales et morales, sur des activités et organisations humaines et sur une compréhension incomplète de la nouvelle alliance en Jésus-Christ. Cela génère toutes sortes de faiblesses, de manques, d’erreurs, d’abus, de jugements, d’absence de cœur. L’église, c’est la vie de Dieu manifesté dans des personnes par son Esprit et ce n’est possible que sur la base d’une transformation intérieure, un changement de vin (la vie nouvelle, la vie de Dieu) dans un changement d’outre (un Homme nouveau, le second Adam). Ce n’est le fruit, ni des efforts humains, ni des doctrines, ni de la morale, ni des organisations, ni du contrôle et des dominations hiérarchiques, mais c’est le fruit de l’arbre de vie: la croix de Jésus-Christ.

Galates 2; 20.

Que Dieu nous aide à ramener son église à ce qu’elle devrait vivre. Didier Millotte – mai 2014.

,

Laisser un commentaire