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Rêve du 1er janvier 2017

Ce matin au réveil, j’ai rêvé de chrétiens qui se rencontraient dans la rue ou sur des places et qui se tenaient par la main en cercle. Au début, c’était de simples petits groupes de 10-15 personnes parlant du Christ entre elles, mais sans évangéliser.
Un peu plus tard, des leaders encourageaient à se prendre par la main, et ce groupe s’ouvrait pour intégrer dans la farandole toutes les personnes rencontrées. Finalement, il y eut un groupe compact très important et indénombrable qui avait sa propre dynamique et qui avançait en se donnant tous la main. Plus personne ne pouvait le diriger, c’était un corps avec sa vie propre.
Je ne sais pas si c’est pertinent pour le sens du rêve, mais à la fin je discutais avec une personne qui faisait des recherches sur les mouvements chrétiens actuels significatifs. Il me parlait du Saint-Esprit qui faisait des trous dans l’histoire passée de certains peuples et qui leur permettait ainsi d’avoir un futur ouvert et non dépendant du passé.

Là, je me suis réveillé, avec la lucidité que j’ai lors de rêves spirituels, très différente de celle que j’ai normalement le matin à ce moment. Mais de manière inhabituelle, je n’avais pas d’explication ou d’interprétation à mon rêve. Je l’ai reçue lors de la cène du culte matinal. Les premiers petits groupes étaient des chrétiens qui priaient les uns pour les autres et qui se bénissaient mutuellement. Ils ont ouvert leurs groupes à d’autres qui sont entrés dans cette dimension de bénédiction mutuelle et cela a commencé à croître de manière explosive, cet engagement réciproque se manifestant par les mains données et tenues.

En priant plus tard à ce sujet, je me suis rappelé que tout jeune chrétien, il y a environ 45 ans, j’avais rêvé que dans mon groupe de prière que nous entourions à tour de rôle chacun des participants en priant pour lui.
Je crois que la signification de ce rêve est la suivante. Quand nous commencerons à prier les uns pour les autres en nous bénissant mutuellement dans toutes les dimensions de nos vies, santé physique, mentale et relationnelle, croissance spirituelle, travail, études… il y aura une puissance de bénédiction que rien ne pourra arrêter. Cela peut être pour cette année vu la date de ce rêve.

Je vous soumets cela, avez-vous entendu parler de directives similaires.

Votre frère Désiré

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Prédication sur Matthieu 18 : 15-22 (là où 2 ou 3…)

Partage de quelques prédications particulièrement pertinentes du pasteur Étienne Roulet dont voici la seconde.

Textes bibliques : Lévitique 19 : 15-18 / II Corinthiens 5 : 18-20 / Matthieu 18 : 15-22

Voici encore un passage hyper connu (Matthieu 18 : 15-22) … et souvent mal compris ! On pense que « là où 2 ou 3 s’accordent dans la prière » rend la prière de groupe plus efficace, on utilise « là où 2 ou 3 sont rassemblés en mon nom » pour se consoler de n’être que quelques- uns à la réunion du groupe de maison, on applique « tout ce qui sera lié ici-bas… » au mariage, et on justifie les exclusions par « considérez-le comme un péager » ! C’est le contexte du ch. 18 qui éclaire ces versets : l’offense et le pardon. Que fait-on lorsqu’il y a une faute qui a fait souffrir quelqu’un ou la communauté ?

D’abord aller rencontrer, l’offensé est aussi un pécheur pardonné (cf.la brebis perdue, juste avant). Non pas pour « dire ses 4 vérités », ce qui coupe la relation. Mais pour mettre le problème à découvert et que l’autre écoute, voie la réalité. C’est difficile de faire face sans se démonter, de rappeler des épisodes douloureux sans amertume ni jugement. D’où la « feuille de route » de Jésus : d’abord seul à seul (discrétion, laisser une chance), puis si l’autre n’entend pas, retourner à 2 ou 3 (témoins), enfin devant la communauté, entre chrétiens. Tout cela pour « gagner » l’autre, qu’il puisse lui aussi sortir du cycle du mal et découvrir la joie d’être libéré du poids de l’offense. Le passage de Lévitique 19 insiste sur « n’hésite pas à réprimander », mais « n’aie pas de haine ou de rancune », c’est ainsi que « tu aimeras ton prochain ».

Etre 2 ou 3, ce n’est pas pour faire pression, mais pour objectiver le conflit et contrôler les émotions, permettre à l’autre aussi d’être entendu. Et devant l’Eglise aussi : il ne s’agit pas d’excommunier mais de donner une dernière chance à la réconciliation, et pour ne pas être seul à porter le poids. Et si çà ne marche pas ? Attention à « traite-le comme un païen » ! Il ne s’agit pas de mépriser et d’éjecter, mais de faire comme Jésus, pour qui toute « brebis perdue» est précieuse, objet de sollicitude particulière, à rechercher inlassablement. L’important est que l’offensé ait pu déposer le poids et s’en remettre à Dieu pour suppléer à une relation non rétablie.

On arrive au verset central (v. 18-20), qui débute par « amen, amen, je vous le dis » : « tout ce que vous lierez » signifie « tous les nœuds non défaits » (relations bloquées), et le mot pardon veut dire « délier, laisser aller ». Pardonner est la capacité à lâcher prise, au contraire d’un effort de volonté surhumain. Et si nous commençons à défaire les nœuds, Dieu fera le reste. De même « si 2 s’accordent » et si « 2 ou 3 se réunissent » : à comprendre dans ce contexte de recherche de pardon. Littéralement « si 2 font symphonie », donc si les 2 parties demandent ensemble la réconciliation dans la prière. Alors « cela adviendra » (verbe de la Genèse ). Et si 2 ou 3 s’assemblent et s’accueillent (le 3ème étant celui a qui on a recours, image de la communauté) en mon nom (allusion à la prière), alors « je suis au milieu », là où était la blessure et le conflit. Le Christ prend la place de l’offense (cf. la croix).

Le pardon n’est pas une action unilatérale, il doit toujours être réciproque, fruit d’une libération personnelle, qui compte sur Dieu pour prolonger le lâcher prise, et qui reçoit le don de réconciliation du Christ (cf. II Corinthiens 5 : 19). Alors le pardon est une chance, une grâce toujours offerte, il suffit de commencer à « défaire les nœuds ». Amen.

Étienne Roulet

 

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L’apôtre Junia. La femme et le ministère dans le Nouveau Testament à la lumière de Romains 16… Par Dr. Valérie Duval-Poujol

L’apôtre Junia. La femme et le ministère dans le Nouveau Testament à la lumière de Romains 16[1] Dr Valérie Duval-Poujol[2] La révélation biblique met en avant de nombreuses femmes ayant servi Dieu…

Source: L’apôtre Junia. La femme et le ministère dans le Nouveau Testament à la lumière de Romains 16… Par Dr. Valérie Duval-Poujol

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Un Réveil ou le Royaume de Dieu?

Beaucoup prient et croient à un réveil proche ou même à une nouvelle réforme, et s’attendent à de grandes choses.
Mais je crois qu’il y a quelque chose de plus profond qui est déjà là. Comme nous nous attendons à quelque chose de semblable aux mouvements de l’Esprit passés, nous ne voyons pas ce qui est, simplement parce que c’est encore discret, en germe, mais néanmoins bien là.

«Les pharisiens demandèrent à Jésus quand viendrait le Royaume de Dieu. Il leur répondit: Le Royaume de Dieu ne vient pas de manière à frapper les regards. On ne dira point: Il est ici, ou: Il est là. Car voici, le royaume de Dieu est au milieu de vous.» Luc 17:20-21.

Je crois que le peuple de Dieu avait perdu de vue la réalité du Royaume en le reléguant dans le futur ou en le confondant plus ou moins avec l’Église. Alors que l’Évangile est la proclamation et la démonstration de la présence du Royaume et l’annonce que Jésus a été intronisé Roi.
Je vois des transformations profondes dans toute l’Église, car la réalité du Royaume est redécouverte. Beaucoup de conceptions traditionnelles fermement ancrées sont en train de tomber et des vérités bibliques occultées ou déformées reviennent en lumière.
Cela ne va pas commencer par des choses éclatantes comme dans les réveils passés, mais il va y avoir une compréhension progressive de toutes les dimensions du Règne de Dieu et de leurs expressions sur la Terre. La mentalité de retraite et de repli qui a amoindri et infecté l’Église depuis plus d’un siècle est en train de s’écrouler et nous redécouvrons un Évangile conquérant qui infiltre tous les domaines de la société humaine, car Jésus EST Seigneur des seigneurs et Roi des rois. C’est une conquête de grâce et d’amour, une conquête s’exprimant le salut multidimensionnel acquis une fois pour toutes par la victoire de Jésus-Christ sur les puissances des ténèbres et de la mort.
Notre responsabilité est d’annoncer la lumière qui a vaincu les ténèbres, d’annoncer la vérité qui libère de tous les mensonges.
La dynamique (la dynamite) du Royaume est redécouverte et elle va changer la face de l’Église et du Monde.

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L’Eglise va-t-elle crever la bouche ouverte ?

Le texte parle de l’église catholique, mais je pense que nous avons tous quelque chose à en retirer.

L’important n’est pas de réussir, ce qui ne dure jamais, mais d’avoir été là, ce qui est ineffaçable (Jacques Maritain)

Source: L’Eglise va-t-elle crever la bouche ouverte ?

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Évangéliser?

On nous appelle souvent à évangéliser sur la base des derniers versets de l’Évangile de Matthieu. Mais parlent-ils vraiment de cela ?

« Jésus, s’étant approché, leur parla ainsi : Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre.

Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit.

Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. » Matthieu 28:18-20, LSg.

Visiblement, le mot évangéliser et ses dérivés ne s’y trouvent pas. Le concept central est de faire des disciples et de les enseigner à mettre en pratique les paroles de Jésus.
Le mot et l’idée de salut ne s’y trouvent pas non plus.
L’appel n’y est pas à croire, mais à agir, à vivre en conformité avec la volonté de Dieu.

Le problème actuel des églises, en particulier évangéliques, ne serait-il pas justement d’avoir substitué à la notion de disciples, celle de sauvés ou de convertis.
En annonçant et en vivant un évangile au rabais ou un évangile dénaturé, nous produisons des chrétiens au rabais et dénaturés, ayant peut-être même pas l’apparence de la piété (2Ti 3:5).

Comment Dieu pourrait-il bénir un tel évangile et le confirmer par des signes et des prodiges : « Dieu appuyant leur témoignage par des signes, des prodiges, et divers miracles, et par les dons du Saint-Esprit distribués selon sa volonté. » Hébreux 2:4, LSg.
Comment le monde pourrait-il nous prendre au sérieux s’il ne nous voit pas vivre les enseignements de Jésus ?

Il est grand temps de relire les Écritures loin des clichés doctrinaux réducteurs qui nous en voilent le sens.

Que le Seigneur vous bénisse et qu’il renouvelle votre intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. »  Selon Romains 12:2.

Votre frère Désiré.

 

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L’église

(Je partage ici ce texte d’un ami, trouvé dans le groupe FB «Église organique» https://www.facebook.com/groups/egliseorganique/)

L’église n’est pas une entité indépendante en soi et extérieure aux personnes, une institution, une organisation simplement humaine et religieuse, un lieu où l’on va, un ensemble d’activités, une association dans laquelle les gens vont ou font quelque chose, dedans, avec ou pour, mais l’église ce sont les gens eux-mêmes. Si l’église est «quelque chose» auquel on appartient ou dans lequel on s’investit, si elle est une dénomination, un système de dogmes, de doctrines, de pratiques définies et de hiérarchie humaine, elle devient autre chose que l’Église de Christ, le corps vivant par l’Esprit de Dieu, elle devient un système religieux, un système organisé, cadré qui empêche la vie spirituelle de Christ de se développer dans les personnes. Or, Jésus est venu nous libérer, même de cela. Nous ne devons pas aller à l’église, ni nous investir dans l’église, ni faire quelque chose pour l’église, parce que l’église n’est pas à l’extérieur de nous, l’église, c’est nous. Occupons-nous donc les uns des autres, arrêtons d’organiser des activités, mais prenons plutôt soin les uns des autres, prions ensemble, chez les uns, chez les autres, partageons la Parole mutuellement, partageons le pain et le vin dans les maisons, partageons nos biens, aidons les plus pauvres, témoignons de la résurrection de Christ spontanément autour de nous sans investissement financier, louons Dieu avec simplicité plutôt que par professionnalisme. L’église n’est pas une organisation qu’on contrôle et qu’on dirige hiérarchiquement, elle est un corps vivant, vivant de l’Esprit de Dieu. Et il est dit de l’Esprit qu’on ne sait pas d’où il vient ni où il va. On ne peut donc prévoir comment l’Esprit va conduire l’Église. Partageons, soyons à l’écoute les uns des autres, soutenons-nous, prions les uns pour les autres. Lisons les Écritures. Retrouvons cette vision-là, retrouvons ce chemin-là. La vie d’un organisme spirituel et non d’une organisation terrestre.

L’église telle qu’elle fonctionne actuellement – selon un encadrement hiérarchique et doctrinal, selon un mode de réunions organisées et répétitives – est un obstacle à une bonne compréhension des Écritures, à la croissance spirituelle et à la vie du corps de Christ conduit par l’Esprit.

Nous ne devons pas seulement redéfinir ce que devrait être la forme de l’église dépouillée du fonctionnement religieux, mais également saisir de nouveau la pensée de Jésus et des apôtres que nous trouvons dans les textes de la Nouvelle Alliance, comprendre clairement ce qu’ils ont voulu enseigner, d’en percevoir la portée spirituelle et d’entrer dans la dimension de vie que cela implique. Nous devons vivre selon cette nouvelle alliance et non selon d’autres principes et d’autres schémas qui se sont mis en place au cours de l’histoire de l’église.

L’église est en réalité un organisme vivant de la vie de Dieu, une vie réelle et spirituelle, conduit par l’Esprit de Dieu dans les personnes elles-mêmes chacun étant appelé à grandir, mûrir, devenir adulte spirituellement, en Christ. C’est cette dimension spirituelle qui manque aux assemblées et dénominations qui ne fonctionnent plus que sur des conceptions doctrinales et morales, sur des activités et organisations humaines et sur une compréhension incomplète de la nouvelle alliance en Jésus-Christ. Cela génère toutes sortes de faiblesses, de manques, d’erreurs, d’abus, de jugements, d’absence de cœur. L’église, c’est la vie de Dieu manifesté dans des personnes par son Esprit et ce n’est possible que sur la base d’une transformation intérieure, un changement de vin (la vie nouvelle, la vie de Dieu) dans un changement d’outre (un Homme nouveau, le second Adam). Ce n’est le fruit, ni des efforts humains, ni des doctrines, ni de la morale, ni des organisations, ni du contrôle et des dominations hiérarchiques, mais c’est le fruit de l’arbre de vie: la croix de Jésus-Christ.

Galates 2; 20.

Que Dieu nous aide à ramener son église à ce qu’elle devrait vivre. Didier Millotte – mai 2014.

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